Can 2013 : Le match nul qui recale le Bénin

Les Ecureuils du Bénin ont réalisé hier le nul suicidaire d’un but partout à Kouhounou les éliminant définitivement de la course à la Can 2013. Un match au cours duquel les joueurs ont donné le meilleur d’eux-mêmes mais au finish, pour mauvais coaching, ont perdu la rencontre sur le fil du rasoir.

Terminus tout le monde descend ! Comme le disait un célèbre doyen de la presse sportive. Plus de doute, les Ecureuils du Bénin sont dans la triste obligation de dire adieu à la plus prestigieuse compétition continentale de football. « Lorsqu’on ne sait pas où on va, il faut avoir l’intelligence de savoir d’où on vient » enseigne le dicton. Dans cette compétition, les Ecureuils étaient camp même partis de bon pied en faisant un nul de zéro but partout à Adis Abeba. Depuis lors, la gestion approximative de l’équipe a eu raison des résultats que le public attendait d’elle. Manque d’objectif, et d’un plan clair du côté de l’entraîneur, les jeunes se contentent d’un nul suicidaire au nez et à la barbe d’un public ébahi. Si, les hommes de Manuel Amoros se disaient que la rencontre étaient pratiquement pliée puisqu’ils avaient réalisé un nul du côté d’Adis Abéba, les données ont finalement changé au terme des 90 minutes qu’a duré la rencontre. De nul honorable, les Ecureuils sont passés au nul humiliant, faute d’un bon coaching qui a étalé ses incapacités au cours de ce grand match de sa vie d’entraîneur. Franchement hier, les Entelopes Walya ont ramené le technicien français à son vrai niveau. Celui d’un entraîneur inexpérimenté qui s’accrochait et se cachait derrière l’engagement des joueurs qui voulaient se réconcilier avec le public sportif. En réalité, un bon entraîneur de haut niveau, devrait déjà dans les 15 premières minutes, faire sortir Romuald Boco qui était pratiquement dans la rue. Aucune bonne balle le joueur de Sligo Rovers n’a réussie hier. C’était pratiquement un joueur de trop et nul sur le stade. Il aurait fallu la pression des dirigeants et du public pour que l’entraineur le fasse sortir. On a comme impression qu’il a fait un classement de copinage et non pour gagner la rencontre. Et comme l’improvisation se paye cache, les résultats, tout le monde le sait. Au fil de se cacher derrière l’engagement des joueurs, l’incompétence s’est avérée au grand jour. Les Béninois de leur côté savent de quoi, le technicien français est capable.

Manuel Amoros avait déjà annoncé les couleurs de la défaite.

Lorsque de grandes nations comme le Cameroun et autres ont fait appel à plus de 30 joueurs, les Béninois eux-autres, se sont vu leur effectif diminuer de 20 et 19. Non pas parce qu’il n’y en a pas, mais simplement, l’entraîneur a voulu le faire ainsi. Pour des raisons jusque-là non élucidées. Au fil des matches, certains joueurs comme Romuald Boco et Abou Maïga ont étalé leurs incapacités avec un entraîneur qui était dépassé par la pression des joueurs éthiopiens. Toutes ses méthodes archaïques n’ont pas suffi pour parvenir à la victoire. Conclusion, les Ecureuils ont perdu la rencontre sur un stade pratiquement vide. Après la blessure de certains joueurs et la fatigue d’autres, le reste a donné tout ce qu’il pouvait, mais, on ne peut en se poussant, dépasser le mur. Conclusion, les Ecureuils ont beau donner le meilleur d’eux-mêmes, faute d’un entraineur de haut niveau, la défaite a été simplement au rendez-vous.

D’ailleurs, lorsqu’on revoit un peu la méthode de travail de l’entraîneur, on se rend à l’évidence qu’il n’y avait pas de sérieux. D’abord, la sélection de ses joueurs. Ensuite, la méthode d’entraînement. En effet, dans aucun pays du monde, les joueurs de l’équipe nationale ne s’entrainent à huit clos en pleine préparation d’une compétition de cette envergure. Le pire est que personne n’a daigné informer le grand public sur les mesures prises et la forme des joueurs avant le match. Il a empêché la presse de s’enquérir des conditions de travail des joueurs. Les joueurs étaient enfermés dans un enclos pour ne pas parler de prison. On fait comprendre au peuple qu’on veut se concentrer au maximum sur le match. C’était de la plaisanterie. Ensuite, le technicien est souvent remonté contre toute personne qui veut avoir des nouvelles de sa troupe. Au finish, comme le dit souvent, on ne se cache pas dans un champ de haricot. Mieux, on peut tromper une partie du peuple un temps, tout le peuple un temps, mais jamais tout le peuple tout le temps. Et comme le vent a soufflé, on vient de voir l’anus du poulet blanc. Cela ne devrait étonner personne, puisque Manuel Amoros et son adjoint ont été vraiment critiqués depuis leur appel à la tête de l’équipe nationale. Le comble est que personne ne connait le salaire qu’ils gagnent. Et lorsqu’on fera venir des expatriés médiocres de sa trempe, on n’aura jamais les résultats escomptés, puisqu’il s’était caché derrière l’engagement des joueurs. Il faut même préciser qu’il avait fui le stade avant la fin du match.

Vers son limogeage ?

Lorsqu’on se réfère un peu aux accords signés entre la Fédération, le ministère et le technicien français, on se rend à l’évidence qu’il n’est plus dans la logique des autorités béninoises, puisqu’il a juré qualifier le Bénin pour la Can 2013. L’objectif n’est pas atteint pour faute compétence. Des informations persistances venant de la Fédération, ont fait état de ce que le monsieur serait limogé dans les jours à venir pour n’avoir pas respecté ses engagements. Pour l’heure, les jours à venir, édifieraient les Béninois. Toujours est-il que l’un de ses objectifs vient d’échouer.

La pelouse du stade de l’Amitié dégradée

Franchement, la pelouse du stade de l’amitié se retrouve dans un état hyper dégradé. Elle n’est plus praticable. La preuve, hier les joueurs ont eu de sérieuses difficultés pour livrer cette rencontre. La pelouse se retrouve dans un état dégradé avancé avec de petits trous un peu partout. Tout le stade est sans gazon. On se demande ce qui peut expliquer cela alors que ce dernier est en pleine réfection. Il n’y avait pas que l’humidité à surmonter pour les joueurs du Bénin et de l’Ethiopie. Il fallait aussi faire avec un terrain qui se trouvait dans un état catastrophique. C’est pire que la pelouse du stade de Banjul, en Gambie. En certains endroits, il y avait même carrément des nids de poule. Pour les joueurs techniques, c’était un vrai handicap.

Par Richard Agbénonba

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