Correction de la Lépi pour les communales : « Ce n’est techniquement pas possible » dixit Victor Topanou

L’organisation des élections en général et les communales de 2013 en particulier sont entre autres sujets abordés hier sur l’émission Zone Franche de Canal 3 par le président du Front uni pour la République ( Fur). Pour l’ancien ministre de la justice Victor Prudent Topanou, la correction de la Lépi n’est techniquement pas possible avant les échéances de l’année prochaine.

‘’ Techniquement, on ne peut sortir une Lépi qui n’existe pas ou corriger une base de données avant les communales de 2013’’. C’est un peu en ces termes que s’est exprimé hier le président du Fur. Pour Victor Topanou, il faut au moins trois ans pour réussir une correction de la Lépi digne de ce nom. Les seulement quelques sept mois qui restent d’ici les échéances de l’année prochaine ne peuvent donc pas, selon lui, suffire. Toute chose qui contraste avec l’optimisme du groupe de travail mis sur pied par l’Assemblée nationale pour superviser le processus de correction de la Lépi. En effet, il y a de cela quelques jours, les députés dudit groupe ont retenu de commun accord fin février 2013 comme la date buttoir du processus. Un optimisme que l’invité d’hier de Canal 3 juge visiblement un peu trop ambitieuse. Le travail technique nécessaire pour une juste correction ne peut pas, estime-ti-il, finir à cette échéance. Victor Topanou propose alors en lieu et place de la Lépi à polémique, une liste électorale informatisée ad’ hoc pour les communales de l’année prochaine. Ainsi, le temps de bien corriger le fichier électoral, la Lépi pourra servir en 2015 pour les législatives. Le président du Fur est revenu sur les péripéties enregistrées avant et pendant le processus de correction de la Lépi. C’est ainsi qu’il qualifie de scandaleux, le non accès des experts de l’Organisation internationale de la francophonie à la base de données. La non publication du fichier sur le net comme le prévoit la loi a été aussi dénoncée par l’invité de Zone Franche. Par ailleurs, en matière d’organisation d’élection, Victor Topanou a réaffirmé la nécessité de retourner au ministère de l’intérieur : ‘’ Je suis isolé sur ce dossier. Mais je soutiens qu’on doit retourner l’organisation des élections au ministère de l’intérieur. En effet, la méfiance envers le ministère a fait place à une fraude institutionnalisée souvent facilitée par la pratique de la Céna. Celle-ci est devenue seulement une source de financement des partis politiques. Tout le monde y court pour s’enrichir. Avec la Céna, le financement des élections a crevé tous les plafonds. Sans pour autant garantir une crédibilité aux scrutins’’

Par Ghislain Gbènakpon

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