Université de vacance 2012 du Prd : Les deux ministres de Yayi effectivement présents

(Ils ont parlé du Coton et du Pvi)

Le Parti du renouveau démocratique (Prd) de Me Adrien Houngbédji a organisé les 1er et 02 septembre 2012 derniers à la salle les Hortensias au quartier Jack à Akpakpa, l’édition 2012 de son université de vacance. Un évènement grandeur nature qui a mobilisé une foule impressionnante de militants Tchoco-tchoco autour du bureau politique du parti ainsi que des invités venus très nombreux de tous les partis amis. La particularité de ces assises inédites et historiques, est la qualité des communications et surtout celle de ceux qui les ont animées. En effet, placée sous le thème « Gouvernance économique au Bénin : forces et faiblesses », cette rencontre a permis aux militants et dirigeants du Prd d’avoir l’analyse et les approches de solution de plusieurs cadres et personnalités de ce pays, tels que les Professeurs Djogbénou, Kpenonhoun, Ahouandjinou, Attenoukon et l’Administrateur des Finances Justin Djossou. Elle a surtout permis au premier, de démontrer la place du respect et de la protection des libertés publiques dans la bonne gouvernance économique. Si pour lui, la gouvernance et les libertés publiques sont deux concepts différents, il trouve qu’ils ne sont pas contradictoires. ‘’La liberté est un outil de développement’’ a-t-il affirmé. La partie la plus importante de cette université de vacance 2012, est l’intervention des ministres Valentin Djènontin sur le Pvi et celle de son homologue Sabaï Katé sur le coton. L’innovation dans ces interventions a été notée au niveau de la contradiction des idées. En effet, juste après l’intervention du ministre de l’économie maritime, Valentin A. Djènontin, l’honneur était revenu au Directeur général de Bénin control, d’apporter la part de vérité de sa société sur la question du Pvi. Ce qui a permis aux militants du parti ainsi que leurs dirigeants, de se faire une réelle opinion de ces deux questions qui agitent l’actualité depuis plusieurs mois déjà. Ensuite, le ministre de l’agriculture de l’élevage et de la pêche, Sabaï Katé s’est entretenu avec les participants sur le coton. Après lui, Claude d’Almeida ancien Dg Sonapra, est intervenu pour apporter aussi des précisions sur le même dossier. Il faut noter que pour la circonstance, plusieurs personnalités ont effectué leur déplacement. Mais le plus remarquable a été Kamarou Fassassi qui a présenté ses excuses au Président du Prd en souhaitant que le parti continue d’émerveiller comme il en a pris l’habitude. ‘’Le Prd ne périra pas’’ a-t-il souhaité. Dans son discours, Me Adrien Houngbédji sous les ovations de ses militants, a réaffirmé l’appartenance de son parti à l’opposition. ‘’ Le Prd est un parti non pas « centriste » comme je l’entends dire ces temps-ci, mais un parti indépendant, un parti libre’’ a-t-il clarifié sur un ton ferme.

 

Lire l’intégralité du discours de Me Adrien Houngbédji

 

UNIVERSITE DE VACANCES

Cotonou -1er septembre 2012

Discours du Président

 

Chers amis.

Du fond de mon cœur, et au nom de tous les responsables du PRD, je vous remercie d’être venus aussi nombreux assister à l’ouverture de cette Université de Vacances.

Merci aux militants, singulièrement à nos militants de Cotonou qui, par leur présence massive et leur organisation, viennent de prouver que Porto-Novo n’a pas le monopole des « grand-messes » du parti.

Merci aux participants, communicateurs et intervenants qui, toute la journée durant, animeront et enrichiront nos travaux des fruits de leur savoir et de leurs compétences.

Merci à nos invités de divers horizons politiques pour leur intérêt à nos travaux : vous êtes ici chez vous, vos contributions intellectuelles sont les bienvenues, car la maison Bénin a besoin de tous les artisans, de tous les bâtisseurs. Merci aussi à ceux qui, pour marquer leur différence, ne sont pas venus; ils ont droit à notre respect car la démocratie c’est l’acceptation des différences.

Camarades militants, chers amis.

Vous seriez fondés à vous demander pourquoi tant d’hommes et de femmes ici, alors qu’il s’agit d’une manifestation qui, pour être placée sous l’égide de l’Ecole du Parti récemment créée, n’en est pas moins à sa 3ème édition ; pourquoi tant d’hommes et de femmes alors qu’il s’agit de débattre de questions aussi ardues que la gouvernance économique et financière, le coton, le PVI-NG, les libertés publiques … etc.

Eh bien ! Tant et tant d’hommes et de femmes sont ici parce que le PRD est là ; parce que le PRD est encore là, le PRD est toujours là. Tchoco tchoco !

Nous sommes contents d’être ensemble, contents de nous retrouver chaque fois que l’occasion nous en est donnée, contents d’exister.

Nous existons physiquement, en faisant vivre nos structures, en aiguisant le militantisme de chacune et de chacun, et en animant la vie politique. Nous aimons savoir et faire savoir que nous existons, plus forts et plus unis.

Nous existons aussi intellectuellement : par les discussions au sein de nos structures, par nos séminaires et nos journées de réflexion, par notre Ecole du parti, par notre Université de Vacances, et d’ici quelques jours, par notre site Internet. Nous contribuons ainsi à l’enrichissement de tous les débats qui concernent notre Pays, le Bénin. La mutation de notre société ne sera juste et durable que si nous prenons conscience de nous-mêmes, de notre environnement politique, économique et social, et des conditions requises pour accéder à cette mutation.

 

Nous existons enfin parce que au-delà des individus qui passent, au delà même des générations, les militants PRD croient toujours à la victoire. Notre slogan est une exhortation permanente à lutter pour gagner, pour conquérir.

Mais conquérir, conquérir, conquérir quoi ? Le pouvoir d’Etat bien sûr !

Mais quel type de pouvoir, quel type d’Etat ? Disons le sans détours : de tout temps, le pouvoir et l’Etat auquel nous aspirons, sont ceux qui sont bâtis sur la liberté et le droit.

Parler aujourd’hui de liberté et d’Etat de droit peut paraitre dérisoire, surtout aux yeux des plus jeunes d’entre nous, qui pour n’avoir connu que le Bénin post Conférence Nationale, peuvent s’imaginer que la liberté est un bien acquis une fois pour toutes. En réalité la liberté est un bien fragile ; elle se conquiert au prix de longs et difficiles combats ; elle peut se perdre brutalement ou insidieusement, dans notre vie de citoyen comme dans la gouvernance de la chose publique. Il faut toujours la défendre et la protéger.

La valeur première autour de la quelle nous avons construit le PRD, notre crédo comme le dit notre hymne, notre plus importante victoire, celle que nous ne laisserons personne nous voler, c’est la liberté : Nous sommes déterminés à nous battre pour la préservation des acquis démocratiques de notre Pays.

Je remercie les Professeurs Djogbénou, Kpenonhoun, Ahouandjinou, Attenoukon et l’Administrateur des Finances Justin Djossou d’avoir accepté de venir nous éclairer sur les relations existant entre les libertés publiques et la bonne gouvernance, un mois jour pour jour après les remous provoqués par les discours du 1er août.

Cet après-midi, c’est de la gouvernance elle-même que nous allons discuter en passant en revue nos performances économiques de ces dix dernières années, et en nous penchant sur les deux poumons de notre économie, que sont le coton et le port de Cotonou, à travers le Programme de Vérification des Importations Nouvelle Génération( PVI-NG).

Que n’avons-nous pas entendu sur ces deux derniers dossiers ? Tout et le contraire de tout, dans un climat où la passion et les intérêts débridés ne permettaient pas toujours de démêler les fils de l’écheveau.

Nous avons eu droit à une partie de ping-pong, à une partie de bras de fer alors qu’à l’analyse, il s’agissait de rappeler ou de redéfinir les enjeux et les objectifs, d’identifier les contraintes et les obstacles, pour les prévenir ou les lever avec méthode, et enfin de mettre en œuvre les réformes nécessaires, le tout dans une approche qui réunit à chaque étape les différents acteurs et « familles » dans la réflexion comme dans l’exécution.

Lors du précédent quinquennat, le dialogue politique était seul bloqué. La crispation avait abouti à décrédibiliser nos institutions et à fragiliser l’édifice démocratique, avec des élections locales, puis présidentielles et législatives si calamiteuses que beaucoup s’interrogent sur la poursuite de l’expérience. Ce dialogue est toujours attendu.

Au blocage du dialogue politique s’ajoute aujourd’hui le blocage du dialogue économique, dont chacun a conscience qu’il doit prendre fin.

C’est dans ce contexte que se tient notre Université de Vacances. Le PRD est une composante essentielle de l’opposition. Il lui incombe d’assurer sans désemparer la veille par rapport à la politique du Gouvernement ; de susciter ou de relayer les réactions de désapprobation des initiatives négatives du Gouvernement qui méritent d’être désapprouvées.

Mais parti de paix, de dialogue et de tolérance, parti ayant vocation à diriger, le PRD doit forger son opinion sur chaque sujet d’intérêt national en s’entourant de toutes les expertises disponibles.

Nous l’avons fait avec le dossier LEPI et contribué ainsi à éclairer et à mobiliser l’opinion publique sur ses lacunes et la nécessité de le corriger.

Nous le faisons aujourd’hui pour deux dossiers d’intérêt économique majeur. Nous avons cherché l’éclairage de tous les protagonistes, ceux qui partagent la vision du pouvoir comme ceux qui ne la partagent pas.

Nous avons sollicité les cadres de notre Administration. M. BIAOU, Directeur Général Adjoint de l’INSAE, a accepté de venir plancher devant nous.

Au port et au ministère de l’agriculture, les Ministres de tutelle ont estimé qu’ils sauront mieux exprimer la vision du Gouvernement dans leurs secteurs respectifs, que ne pourraient le faire leurs cadres.

Nous accueillons ainsi cet après-midi les Ministres Valentin DJENONTIN et Sabaï KATE dont les communications sont attendues, aux côtés des communications de M. Isidore CODO, Directeur Général de Bénin Contrôle, et de M. Claude d’Almeida, ancien Directeur Général de la SONAPRA qui supplée à l’absence de M. DJEGUI.

Leur présence à tous nous fait honneur et nous leur exprimons notre profonde reconnaissance.

Le PRD est un parti non pas « centriste » comme je l’entends dire ces temps-ci, mai un parti indépendant, un parti libre.

C’est notre disposition d’esprit d’écouter tous et chacun, avant d’asseoir notre propre religion. Nous n’excluons personne. Nous voulons être un catalyseur des démarches citoyennes sur les questions clés de notre pays, dans l’intérêt général.

Par delà cette enceinte, c’est vers tous les Béninois que je me tourne, vers tous ceux qui pressentent que notre société est en péril, mais qui n’osent encore élever la voix pour la défendre, vers tous ceux dont les yeux sont ouverts mais dont les lèvres restent closes. Chacun à sa place, sauvons le Bénin !

Chers amis

Le chemin sera long et rude. Il faut du courage pour franchir certains pas.

Donnons des gages que nous ne manquons ni de courage, ni de convictions.

Ne nous laissons pas distraire de notre voie qui est celle du dialogue et de la concertation dans l’intérêt du Bénin.

N’ayons pas peur de ne pas êtes compris de tous. Mais ne lâchons rien sur le terrain des valeurs qui fondent notre engagement : la liberté, la responsabilité, la bonne gouvernance et la solidarité.

Oui ne lâchons rien sur ces valeurs. La victoire est au bout du chemin.

Je déclare ouverts les travaux de l’édition 2012 de l’Université de Vacances du PRD.

 

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