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Des chuchotements à la grogne publique
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Des chuchotements à la grogne publique

député Eloi Aho

député Eloi Aho

Ils ne s’en cachent plus. Leur maître ne serait plus le messie promis, le guide infaillible, le développeur infatigable, le docteur émérite, le partageur de prospérité. Même si ce n’est pas encore la révolte généralisée, les émergents semble avoir perdu la foi en un système sensé amener le Bénin vers l’industrialisation, la croissance à deux chiffres. La saison de l’exaltation, de la passion aveugle et de la démagogie a vécu. Quelques gros scandales politico-financiers (escorte des véhicules d’occasion, Cen-Sad, Sbee), une dérive autocratique avec des manifestations interdites, des hommes d’affaires ruinés à l’aide de l’appareil répressif, des opposants malmenés par des préfets au zèle débordant. Mais surtout des promesses non tenues. Tout cela a mis fin à une magie que le docteur-président a voulu éternel du moins jusqu’à l’obtention d’un second mandat voire une révision constitutionnelle. Pourquoi pas une monarchisation opportuniste ?

À la Marina, on s’étonne toujours de l’échec de la campagne précoce lancée à plus de deux ans de 2011. Pourtant tout avait bien démarré avec un essaim de marches de soutien, de meetings de remerciement, de séances de prières qui a embrassé tout le territoire national en quelques semaines. Ministres, députés, directeurs de sociétés d’Etat, courtisans prenaient joyeusement d’assaut les routes défoncées comme des écoliers en camps de vacance. Mission : répandre la bonne nouvelle : « soutenir le docteur-président pour un deuxième mandat en 2011 » ; alors qu’on se trouvait en 2008 au lendemain de municipales poussives et laborieuses. Mais brusquement, la machine s’embarde. La Cen-Sad est passée par là. De nombreux émergents périphériques découvrent avec effarement que pendant qu’ils arpentaient les hameaux en croisade pour le rempilage du grand patron, des privilégiés se la coulaient douce en exonérations bidons, en surfacturations sur les chantier, en sous-traitances de marchés publics juteux et en passe-droits de tout genre.

La réplique des mécontents ne se fait pas attendre. Au moment où meetings de remerciement, marches de soutien et séances de prière pro-Yayi se raréfiaient, on assiste à un phénomène d’un genre nouveau. La saison est désormais pour la création, la refondation ou la renaissance de partis de la « majorité plurielle », entendez, la majorité des marginalisés. Les gourous du régime retiennent leur souffle à chaque fois qu’on annonce la création d’un nouveau parti ou un rassemblement d’un parti oublié de la mouvance. A Parakou (Sam Adambi), à Savalou (Edgar Allia), à Dassa (Dassoundo), à Bantè (Grégoire Laourou). Partout, les oraisons raffolent de piques sur le fameux « entourage » du chef de l’Etat. Des feintes qui épargnent à peine le chef lui-même. Parfois, la tribune est complaisamment offerte à des adversaires déclarés du régime trop heureux de pouvoir cracher leur fuel dans ces arènes sensées faire la gloire du yayisme.

Samedi 10 octobre 2009 au stade de Goho. L’hôte principal Edouard Aho, en présence et avec la complicité de son frère député Fcbe, Eloi n’a pas jugé nécessaire de faire faire la besogne par une autre personne. Leur parti, le Meb en restructuration grogne publiquement contre l’ingratitude qui lui est faite par le pouvoir. Le généralissime Azonhiho qui exultait en entendant cette critique ouverte sur l’«entourage» a sauté sur l’occasion pour bien ajuster le tir sur Yayi lui-même invité à « revoir sa copie en matière de positionnement des cadres du zou ». Tout cela alors que micros, caméras sont ouverts sous le regard de ministres et de hautes personnalités du régime.

Le fruit est rempli de vers…

 

Ils ne s’en cachent plus. Leur maître ne serait plus le messie promis, le guide infaillible, le développeur infatigable, le docteur émérite, le partageur de prospérité. Même si ce n’est pas encore la révolte généralisée, les émergents semble avoir perdu la foi en un système sensé amener le Bénin vers l’industrialisation, la croissance à deux chiffres. La saison de l’exaltation, de la passion aveugle et de la démagogie a vécu. Quelques gros scandales politico-financiers (escorte des véhicules d’occasion, Cen-Sad, Sbee), une dérive autocratique avec des manifestations interdites, des hommes d’affaires ruinés à l’aide de l’appareil répressif, des opposants malmenés par des préfets au zèle débordant. Mais surtout des promesses non tenues. Tout cela a mis fin à une magie que le docteur-président a voulu éternel du moins jusqu’à l’obtention d’un second mandat voire une révision constitutionnelle. Pourquoi pas une monarchisation opportuniste ?

 

À la Marina, on s’étonne toujours de l’échec de la campagne précoce lancée à plus de deux ans de 2011. Pourtant tout avait bien démarré avec un essaim de marches de soutien, de meetings de remerciement, de séances de prières qui a embrassé tout le territoire national en quelques semaines. Ministres, députés, directeurs de sociétés d’Etat, courtisans prenaient joyeusement d’assaut les routes défoncées comme des écoliers en camps de vacance. Mission : répandre la bonne nouvelle : « soutenir le docteur-président pour un deuxième mandat en 2011 » ; alors qu’on se trouvait en 2008 au lendemain de municipales poussives et laborieuses. Mais brusquement, la machine s’embarde. La Cen-Sad est passée par là. De nombreux émergents périphériques découvrent avec effarement que pendant qu’ils arpentaient les hameaux en croisade pour le rempilage du grand patron, des privilégiés se la coulaient douce en exonérations bidons, en surfacturations sur les chantier, en sous-traitances de marchés publics juteux et en passe-droits de tout genre.

 

La réplique des mécontents ne se fait pas attendre. Au moment où meetings de remerciement, marches de soutien et séances de prière pro-Yayi se raréfiaient, on assiste à un phénomène d’un genre nouveau. La saison est désormais pour la création, la refondation ou la renaissance de partis de la « majorité plurielle », entendez, la majorité des marginalisés. Les gourous du régime retiennent leur souffle à chaque fois qu’on annonce la création d’un nouveau parti ou un rassemblement d’un parti oublié de la mouvance. A Parakou (Sam Adambi), à Savalou (Edgar Allia), à Dassa (Dassoundo), à Bantè (Grégoire Laourou). Partout, les oraisons raffolent de piques sur le fameux « entourage » du chef de l’Etat. Des feintes qui épargnent à peine le chef lui-même. Parfois, la tribune est complaisamment offerte à des adversaires déclarés du régime trop heureux de pouvoir cracher leur fuel dans ces arènes sensées faire la gloire du yayisme. 

 

Samedi 10 octobre 2009 au stade de Goho. L’hôte principal Edouard Aho, en présence et avec la complicité de son frère député Fcbe, Eloi n’a pas jugé nécessaire de faire faire la besogne par une autre personne. Leur parti, le Meb en restructuration grogne publiquement contre l’ingratitude qui lui est faite par le pouvoir. Le généralissime Azonhiho qui exultait en entendant cette critique ouverte sur l’«entourage» a sauté sur l’occasion pour bien ajuster le tir sur Yayi lui-même invité à « revoir sa copie en matière de positionnement des cadres du zou ». Tout cela alors que micros, caméras sont ouverts sous le regard de ministres et de hautes personnalités du régime.

 

Le fruit est rempli de vers…

arimi choubadé

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