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De l’absentéisme présidentiel
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De l’absentéisme présidentiel

Yayi Boni

Yayi Boni

 

Les coupables du spleen économique béninois ? Les travailleurs. Ces accrocs de primes et absentéistes indécrottables. Les experts émergents commis à réfléchir sur les causes profondes de la crise n’envisagent pas d’embellie pour le trésor public tant que les agents de l’Etat ne renonceraient pas à leurs diverses primes ou continueraient à garder leurs chaises vides durant les heures de service. De la rémunération mensuelle des ministres qui est passée de 600.000 à 1,7 millions, de la vingtaine de portefeuilles ministériels portés à une trentaine, des coûteuses balades de l’hélicoptère présidentiel ; aucune mention dans le diagnostic de la commission Koukpaki. Peut-être que ces volets ne sont pas supportés par le budget national. Et que la centaine de milliards dépensés en 8 mois à partir d’avril 2006 dans les déplacements présidentiels à l’étranger ne contribue pas à peser davantage sur le trésor public.

Mais ce qui retient le plus l’attention dans le rapport de la commission chargée de réfléchir sur les réponses à apporter à la crise est l’absentéisme. Koukpaki et ses amis n’en voient que celui des travailleurs certainement très préjudiciable à l’économie nationale. Et celui du président de la République alors ? Une seule absence en conseil des ministres a coûté 2 milliards en surfacturation à propos de la réfection du Centre international de conférences et du Palais des congrès de Cotonou en marge de l’organisation du sommet de la Cen-Sad. Or Yayi lui-même reconnaît ne pas être très souvent présent aux séances hebdomadaires de l’exécutif qu’il dirige pourtant. En violation de la constitution qui confère la présidence des conseils des ministres au chef de l’Etat.

C’est au docteur-président que l’on doit la gestion des affaires publiques par les sens. Tant qu’il n’a pas encore débarqué à Athiémé afin de constater par ses propres sens l’ampleur des débordements du fleuve Mono, le gouvernement ne pouvait s’engager. Il en est de même des chantiers d’infrastructures à Godomey, à Calavi, à Cotonou, à Porto-novo ou à Adjohoun. Sans oublier le coup de main permanent à Fcbe sur les lieux de meeting, de séances de prière, d’attroupements quelconque de jeunes, de femmes, d’adeptes de vaudou. Partout présent sauf à la présidence de la République, lieu de travail par excellence du chef de l’Etat. Ces virées présidentielles intempestives à travers tout le pays n’érodent pas seulement le budget de fonctionnement de la Marina. Personne n’a encore fait un bilan des victimes des bavures des soldats exposés aux coins de rues à la merci des intempéries et de l’insolence légendaire des Béninois. On pourrait chiffrer l’incidence du temps perdu par des dizaines d’usagers de la route empêcher de circuler et de vaquer librement à leurs activités.

A-t-on seulement idée de l’ampleur des dossiers en attente d’arbitrage ou des audiences en suspens du fait de l’absentéisme du docteur-président à la Marina ? Cela s’est déjà vu où des opérateurs sont contraints de pister le chef de l’Etat tout au long de ses randonnées sur le territoire national dans l’espoir de voler une entrevue entre deux séances de bain de foule ou de poignée de mains. En considérant l’effet d’entraînement de cette gestion foraine sur les ministres et autres collaborateurs directs du président, tous souhaitant se faire filmer par les caméras aux côtés du messie avec les incidences liées aux frais de mission. L’état des routes du pays inflige un supplice supplémentaire aux accompagnateurs qui ne bénéficient pas de l’aisance du voyage à bord d’hélicoptère. Les nombreux cadres conduits au cimetière ou sur un lit d’hôpital après un accident de la route ; l’accélération de l’amortissement des véhicules administratifs et les journées de paralysie des cabinets ministériels. Tout cela du fait de l’absentéisme présidentiel.

Aux travailleurs de suivre l’exemple…

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