Dossier spécial sur l’affaire des appartements en France:Qui a fabriqué les faux documents contre Houngbédji ?

                              -Un nouveau scandale en vue pour le gouvernement Yayi

                              -Après les médias, place à la justice

                                 -La piste de la mystérieuse Sophie Idohou à Paris

Quelqu’un a fabriqué ou a fait fabriquer des documents pour compromettre Me Adrien Houngbédji, en même temps candidat unique désigné de l’Union fait la nation. Cette mystérieuse main invisible est actuellement dans le collimateur des justices française et béninoise. Les officiers de justice français en particulier le notaire français Dominique Pargade dont l’honorabilité ainsi écorchée ont décidé de contre-attaquer en réaction à la procédure déjà enclenchée par Houngbédji lui-même à Paris. Plusieurs indices troublants permettent de suivre la piste du complot venu de Cotonou avec des relais de Béninois vivant et travaillant en France.

Un homme à démasquer. Un homme qui a fourni à la presse béninoise des documents fabriqués de toutes pièces. Le défi appartient désormais aux justices françaises et béninoises de démêler l’écheveau. Première étape de cette traque judiciaire à travers des résultats de deux sommations interpellatives établissant clairement la fabrication des documents relayés par certains organes de presse béninois. L’intention de nuire à un homme politique d’envergue ne fait donc plus de doute. Mais pour y parvenir les faussaires ont embarqué des officiers de justice et des entreprises français plus ou moins connus. D’où l’obligation pour ces derniers de rechercher la vérité tout en défendant leur propre crédibilité. Il s’agit bien d’une agence immobilière Foncia Capitole et d’un cabinet de notaires dénommé Dominique et Laurent Pargade. Ces derniers se voient opposer une sommation interpellative sans savoir exactement pourquoi. Une procédure très préjudiciable sur les activités respectives qui ne saurait rester sans une réaction. Ainsi, les arroseurs du pouvoir Yayi se retrouvent à leur tour sous la menace de poursuites judiciaires de la part de ceux dont ils ont utilisé les noms, les attributs et les structures pour leur sale besogne à des fins de politique interne. Pour avoir été interpellé de la sorte et après avoir pris connaissance de faux documents à eux attribués, les intéressés se sentent dans l’obligation de poursuivre l’affaire plus loin.

Une mauvaise passe qui s’annonce pour plusieurs hommes politiques béninois. Il appartient aux jeunes défenseurs de la mouvance présidentielle et leur complice du gouvernement Yayi et de la présidence de la République de fournir aux autorités judiciaires françaises l’origine des documents qu’ils exploitent lors de manifestations publiques et même dans des publications dans des organes de presse locaux. Les premiers indices troublants remontent à août dernier lors d’une sortie médiatique des jeunes dits de la mouvance présidentielle au palais des congrès de Cotonou. A l’occasion un des conférenciers, soutenu par plusieurs membres du gouvernement Yayi et des conseillers à la Présidence de la République a évoqué l’existence de documents établissant l’acquisition d’appartement en France au cours de l’année 2010 par Me Adrien Houngbédji. Une révélation sous forme d’accusation puisque le conférencier a clairement établi un lien avec le phénomène des faux placements d’argent en arguant que les fonds ayant servi à acheter les dits appartements ont transité par le Gabon et la Côte d’Ivoire à travers des cantines de billets de banque en provenance du Bénin.

Ce branle-bas fait suite à la déclaration de Me Adrien Houngbédji (confère fac-similé N°) sur l’affaire des faux placements d’argent dite affaire Icc-Services et consorts. Une sortie qui exhortait le président Yayi Boni a remboursé de sa poche les victimes de la vaste escroquerie. Le candidat unique de l’Union fait la nation s’est fondé sur le fait que le principal bénéficiaire des actions politiques des escrocs a bénéficié essentiellement à la propagande du régime que dirige le président Yayi Boni. En d’autres termes, la réaction fondée sur des documents fabriqués est destinée à défendre le chef de l’Etat béninois. Ce dernier devient donc celui a qui profite cette atteinte à l’honneur et à la crédibilité des officiers de justice français. Une piste qui peut permettre de déboucher sur les auteurs véritables de la fabrication de ces documents.

Dans le camp de Houngbédji, un fort courant s’est constitué en vue d’une poursuite judiciaire contre les concepteurs et les utilisateurs des faux documents attestés par les sommations interpellatives réalisées par l’huissier de justice Renaud Diebold à Paris. Le président du Prd ne parvient pas à calmer la fureur de ses partisans très remontés par ses méthodes déloyaux. « Celui qui a réalisé ces faux documents est capables de s’en prendre à l’intégrité physique des personnalités politiques » a déclaré un député Prd très décidé à faire déclencher des poursuites judiciaires contre tous ceux qui ont accusés Me Houngbédji d’avoir acquis des appartements en France en pleine crise des faux placements.

                                     La justice aux trousses des faussaires

Maintenant, il s’agit de mettre des noms sur les documents faux. La lettre attribuée à Foncia Capitole porte la signature d’une personne inconnue à l’entreprise. L’Assistante de direction, Laurence Vesperini mandatée pour répondre à la sommation d’huissier est formelle et ne reconnait pas de nommé Alexandra Legali comme chef d’une agence de l’entreprise. De plus Foncia Capitole n’est pas dans la rue Anthony comme mentionné sur le document publié par la presse mais à Toulouse. Les faussaires ont fait preuve d’une grande légèreté ; il a fallu quelques heures seulement à l’huissier commis par l’avocat de Adrien Houngbédji, Me Houémavo-Covi du Barreau de Paris pour découvrir le pot aux roses. Une légèreté qui a malheureusement entrainé une partie de la classe politique béninoise principalement des supporteurs du président Yayi Boni et une partie de la presse béninoise avec plusieurs journaux qui ont acceptés publiés ces documents. Des publications sur lesquelles s’est basée la défense de Houngbédji pour actionner la justice française.

La même légèreté se remarque en consultant le deuxième document sensé être la copie d’une lettre adressée à Houngbédji par le cabinet de notaire Dominique et Laurent Pargade. Et là les faussaires sont allés très loin en s’attaquant de front à une profession de notable pour qui la crédibilité et l’honneur font partie intégrante du fonds de commerce. Ces gens ne tolèrent aucune tâche sur leur réputation. Or la signature attribuée au notaire Dominique Pargade dans cette manipulation sur fond de luttes politiques internes au Bénin est d’une rare gravité. Le pauvre notaire a dû tomber sur cette affaire après son retour de congé le 1er septembre dernier. Il dit ne pas reconnaitre sa signature en réaction à l’acte d’huissier. Ses propres investigations l’ont amené à découvrir que le prétendu client Adrien Houngbédji pour qui il se serait chargé de formalité de changement de nom sur des propriétés immobilières n’existe pas dans son fichier. Pire dans la ville de Neuilly-sur-Seine où il officie aucune copropriété ne porte le nom de Adrien Houngbédji.

                                        Le gouvernement Yayi suspecté

A l’analyse on constate bien que c’est un travail d’amateurs. Les proches de Houngbédji espèrent découvrir facilement les auteurs grâce à une interpellation des organisateurs de la fameuse conférence de presse animée par les jeunes de la mouvance présidentielle. La même interpellation vaut pour les ministres et conseillers du chef de l’Etat qui ont fait cas des documents et qui ont repris les accusations contre Houngbédji sur des plateaux de télévision et dans des déclarations sur des radios locales. L’infraction va au-delà de la simple diffamation puisqu’il est question également de faux et usage de faux en écriture avec intention de nuire à un adversaire politique. Il est loisible à la défense de Houngbédji d’évoquer également l’infraction de la dénonciation calomnieuse à partir de la lettre attribuée à un Béninois de France du nom de Hounsa, prétendu auteur des documents en question. Mais les dénonciateurs se sont bien gardés de donner les références des institutions bancaires à partir desquelles auraient été effectuées les opérations frauduleuses ayant servi à la transaction sur le fameux appartement de Neuilly qui n’a jamais existé selon le notaire Pargade. C’est carrément le sommet de l’Etat béninois qui se retrouve à nouveau mêlé à cette affaire à voir le nombre d’officiels et de proches du chef de l’Etat appeler à se justifier par rapports à des déclarations publiques et des insinuations tendancieuses.

La mobilisation exceptionnelle du gouvernement lors de la révélation de cette affaire d’appartements acquis en France par Houngbédji laisse penser à l’implication de services administratifs à des degrés divers. C’est ce que le volet judiciaire qui s’annonce ambitionne de prouver. Du côté de l’Union fait la nation, la psychose est à son paroxysme. Certains estiment que la fabrication de faux documents visant à porter de graves accusations contre l’un d’entre eux ne saurait être un acte isolé. Tout ceci dans un contexte où on parle de la disparition d’un cadre de l’administration du ministère des Finances reconnu pour être un militant de l’Un et pendant qu’un conseiller du chef de l’Etat prépare les Béninois à admettre que l’intéressé peut ne plus jamais réapparaitre à l’instar d’un de ses grands frères qui serait disparu depuis 15 ans. Il se pourrait que les langues se délient au fil de la procédure judiciaire. Il a fallu que les députés décident d’envoyer le chef de l’Etat, Yayi Boni devant la Haute cour de justice pour que lui-même se retourne contre certains de ses anciens ministres qui à leur tour se mettent à faire des révélations dans la presse. La fabrication des faux documents semble donc cacher d’autres manœuvres plus graves pour les opposants au régime Yayi.

                   La piste de la mystérieuse juriste Sophie Idohou à Paris

Sophie Idohou juriste à Paris ; ce nom jette un véritable trouble dans toute cette affaire déjà très troublante de la preuve d’un appartement à Neuilly de Houngbédji. Un nom à consonance béninoise qui par hasard se trouve justement dans un immeuble portant l’enseigne Foncia. Or l’huissier était à la recherche d’une entreprise sensée avoir servi d’intermédiaire dans une affaire d’acquisition d’un immeuble qui fait grand bruit à Cotonou au Bénin. C’est finalement, cette Sophie Idohou probablement une béninoise d’origine soit par alliance qui a pu aider les enquêteurs à retrouver Foncia Capitole dont le papier entête a été utilisée. Il ne fait l’ombre d’aucun doute que cette dame suscite un intérêt particulier pour tous ceux qui cherchent à faire démasquer les auteurs de cette machination qui risque de provoquer de sérieux remous dans le paysage politique béninois dans les jours à venir.

En clair, quelques parmi les faussaires avaient certainement connaissance des deux structures à savoir Foncia où officie la dame Sophie Idohou et Foncia Capitole dont l’entête a été falsifié. Ils ont mis l’adresse de Foncia sur le document sachant que Foncia Capitole est à un autre lieu. Une manière de brouiller les pistes pour d’éventuels investigateurs. Il se peut donc que des Béninois aient connaissance ou même soient des clients de l’une de ces deux structures ou des deux à la fois. Une piste que l’accusation ne manquera pas suivre jusqu’au bout. Ce qui veut dire que ce n’est certainement pas la dernière fois qu’on entend parler de dame Sophie Idohou dans cette affaire.

Dossier Réalisé par Adrien Bidossessi

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    One response to “Dossier spécial sur l’affaire des appartements en France:Qui a fabriqué les faux documents contre Houngbédji ?”

    1. CHRISTIAN de SOUZA (Philosis)

      Je peux encore admettre que certains s’adonnent à la politique d’égouts.
      Par contre, je n’accepterais JAMAIS, qu’au nom de cette politique, que quiconque, quel qu’il soit s’attaque à l’intégrité et la dignité d’un Homme politique ou non, par de Faux et Usages de Faux, pour camoufler d’autres Scandales Financiers et autres Crimes.

      Je ne serais pas étonné de voir s’étaler derrières ces manœuvres, les pattes du RENARD. Ces manigances lui ressemblent fort bien.
      Vivement que vienne le TEMPS de me jeter toutes ces RACAILLES à la FOSSE.

      Courage et Persévérance mon Frère Adrien Houngbédji. Pas question de lâcher-prise pour sauvegarder une pseudo-Paix ou quoi que ce soit.

      Fraternellement
      Philosis

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