Insalubrité au CHD O/P: A quand la fin ?

La lutte contre l’insalubrité environnementale est une priorité de santé publique. Un tour au centre hospitalier de Porto- Novo laisse transparaître des lieux insalubres. Malheureusement, la question reste une équation à résoudre pour son nouveau locataire aux commandes depuis quatre mois qui du moins, reste inerte devant les difficultés financières.

Il est à constater dans ce centre une insalubrité caractérisée par l’entassement des déchets bio médicaux prêts à être incinérés mais l’incinérateur en panne renvoie l’opération aux calendres grecques. Un tour vers les rigoles situées derrière le bâtiment de la maternité, laisse transparaître des déchets allègrement déposés par les femmes venues accoucher. Deux séries de latrines récemment mises en service fonctionnent pour permettre aux usagers de ne pas s’adonner à des comportements indélicats. Les nombreuses autres restées non fonctionnelles depuis plusieurs années sont désormais ouvertes pour être réfectionnées les jours à venir. Une situation qui expose d’avantage des malades qui se rendent dans le centre pour être guérir. Que font alors les autorités administratives de ce centre qui du moins est particulier car depuis plusieurs années, malgré la volonté affichée des directeurs qui se sont succédé à sortir la maison de l’ornière ? Es-ce à chaque niveau d’agent du centre, le travail qui leur est imparti est fait ? On se rappelle d’une première descente du président Boni Yayi dans ce centre, c’était encore au temps du directeur Candide Hounkanrin où un chapelet de difficultés a été égrené. En ce temps, des injonctions étaient données par le chef de l’Etat pour que les dettes du centre soient quelques peu épongées. Apparemment, rien n’est fait à ce jour alors que les grosses dettes sont pour la plupart celles des personnes envoyées par l’Etat même pour reprendre la terminologie de prises en charge. Il est vrai que l’hôpital a à son compte des agents d’entretien mais sont-ils aujourd’hui à la hauteur de l’entretien environnementale. Ils sont mêmes confondus aux agents chargés de l’entretien médical. N’eût été la récente réunion des autorités administratives, ils continueront de servir dans les bâtiments. Pendant combien de temps la situation va-t-elle encore durer ? Le directeur actuel, Pedro Charlemagne aura à gérer des problèmes jusqu’à trouver une solution et mettre l’hôpital sur orbite. Mais cela ne peut se faire quand on sait que le centre ploie sur le dos des dettes de l’Etat béninois, plus de deux cent cinquante millions de f Cfa. Le trésor national se doit de vite les régler au plus tôt avant que le pire n’arrive, ceci au grand bonheur des populations.

Collaboration Thobias Gnansounou

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