Grève dans le secteur de la santé : Le silence coupable des autorités

                                                     (Les hôpitaux publics transformés en mouroir)

Le silence des autorités en charge de la santé, est-il consciemment ou inconsciemment ? Ou les autorités de la santé ont-ils lâché les Béninois ? Les questions méritent d’être posées, puisque, depuis que les grèves dans le secteur de la santé ont commencé, les autorités en charge de ce secteur, n’ont jamais daigné dire un mot afin qu’on sache leur position, du moins savoir s’ils réfléchissent à la souffrance des populations. A cette interrogation de savoir s’ils pensent à la misère des populations, on est tenté de répondre par la négation. La preuve, au lieu de penser au dénouement de la crise, le gouvernement a préféré la solution la plus banale et suicidaire. Celle de la politique du singe. Ne rien dire, ne rien voir, ne rien entendre au moment où des milliers de Béninois meurent dans les hôpitaux. Et là, on se demande si le changement veut faire la promotion des morts. En deux semaines de grève sans service minimum, le Bénin a enregistré près de 5.000 mille morts et personne n’en parle. Au lieu que le gouvernement remette la balle à terre et négocie si possible quelque chose pour le dénouement de la crise, il préfère se baigner dans un silence coupable alors que les populations croupissent et trépassent sous le poids des maladies. Franchement, le changement est à rude épreuve, les autorités doivent de ce fait, revoir leurs copies. Un tour au Cnhu, à l’Homel, et dans les hôpitaux de zone, montre effectivement qu’il y a plus de peur que de mal et que les jours à venir s’annoncent périlleux que difficiles si rien n’est fait au plus tôt pour calmer les ardeurs des prestataires du serment d’Hippocrate. En réalité, un secteur sensible comme celle de la santé ne devrait pas connaître de tels mouvements. Cela étant, les autorités en charge de la santé doivent réagir le plus tôt que possible. Puisque les morts se multiplient dans les hôpitaux en plus de la misère qui frappe les populations. Le changement, est-il porteur de bonheur ou de malheur aux Béninois dans ce cas ? Les autorités de ce régime ont donc la réponse. Va-t-on sacrifier tout un peuple ? On n’ose pas le dire, mais, attendons donc de voir.

Par Pierre Xokpo

Be Sociable, Share!
    Partager cet article par email Partager cet article par email

    Leave a Reply

    is_sidebar_active — This function has been removed or replaced by another function.