Poursuite des grèves dans le secteur de la santé : Des soulèvements en vue dans les campagnes

Le chao qui règne dans les hôpitaux publics depuis le début de la grève des agents de santé continue de faire des victimes surtout dans les campagnes. Chaque jour, des nouveaux cas de décès sont enregistrés sans que le gouvernement ne daigne s’en préoccuper.

Des soulèvements sont en vue dans les villages et campagnes du Bénin. A l’origine, le chao qui prévaut dans les hôpitaux et centres de santé publics depuis le démarrage de la grève des agents de santé, réunis au sein du Fuoss. En effet, fatigués par les promesses non tenues du gouvernement face à leur revendication, les différents syndicats du secteur de la santé se sont constitués en un creuset dénommé Front unis des organisations syndicales de la santé (Fuoss), afin de mieux se faire entendre. Mais leurs cris ne seront pas assez forts, pour obliger le gouvernement du changement à penser à l’amélioration de leur condition de travail. Ceci malgré les nombreuses sorties médiatiques qu’ils ont effectuées pour attirer l’attention de l’exécutif. Une situation qu’ils ont alors qualifiée de mépris et qui les a poussés à entreprendre une grève hebdomadaire de 72 heures sans services minimum, transformant ainsi les centres de santé et hôpitaux publics en de véritables mouroirs. Depuis plus d’un mois que cette grève a commencé, il ne se passe de jour sans que des cas de décès dus au manque de soin ne soient enregistrés dans les centres de santé surtout ceux des campagnes et villages. Plongeant ainsi des familles voire des villages entier dans la désolation et la tristesse. Partout dans le pays, des voix s’élèvent pour fustiger la chose et demander au gouvernement de régler la situation. Mais aucune de ses actions encore moins les cas de décès n’ont réussi à faire plier le gouvernement jusqu’à ce jour. Yayi et son équipe restent plutôt camper sur leur position se livrant même parfois à de la provocation. En effet, pendant que les grévistes réclament leurs primes, le gouvernement qui dit ne pas disposer de moyens pour les satisfaire est prêt à payer des centaines d’appelés au service militaire pour les remplacer. Pire, on procède encore à des défalcations sur salaire. Autant d’actes posés par Yayi et son gouvernement et qui révoltent les victimes de cette situation qui dans les jours à venir descendront dans les rues, selon des informations de plus en plus persistantes.

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