Après l’assignation du Fuoss : Les agents de santé envahissent le tribunal demain

Le bras de fer inutile qu’a engagé le gouvernement avec les agents de santé a pris depuis quelques semaines, une autre allure. Il s’agit de l’assignation arbitraire du Fuoss par l’Etat. Un acte que les prestataires du serment d’Hippocrate qualifient d’injustice. Raison pour laquelle, demain, ils descendront une fois de plus dans les rues pour se faire entendre et en même temps mettre un cap sur le tribunal de Cotonou.

Le gouvernement n’a-t-il pas poussé loin le bouchon en assignant les paramédicaux ? En effet, peut-on assigner des gens qui réclament des droits légitimes ? En tout cas, avec le changement, on a tout vu. Donc, « les vraies couleurs » du changement qu’on a vues durant les cinq années d’exercice. En réalité, selon eux, le gouvernement a plutôt choisi le silence à côté de la résolution pacifique de la crise. C’est plutôt la politique de deux poids deux mesures qui a occasionné cet état de chose, sans quoi, ce stade ne sera pas atteint. Dans ce cas, il est inconcevable qu’on les assigne. Sur quel motif encore ? Non assistance à des personnes en danger ! Crime de lèse majesté ! Puisqu’aucun membre du gouvernement mieux de ces politiciens ne pourrait accepter. On ne va pas à ce point avant que les députés ne réagissent à l’Assemblée. Pourquoi, assigner donc, ceux qui réclament des droits légitimes ? Des gens qui sont sans salaires. Si tant est que l’on veut opter à ce que la paix revienne dans la maison, mieux, pour qu’une injustice soit corrigée, on doit, de ce fait, revenir en de meilleurs sentiments. Les assigner n’a fait que mettre de l’huile sur le feu. En toute franchise le gouvernement n’a-t-il pas franchir le rubicond ? Boni Yayi et ses compagnons viennent donc d’aggraver la situation qui était déjà délétère. Yayi vient d’avoir encore une partie de la population contre lui. Le pire dans cette situation est que certains parmi les agents de santé sont sans salaire depuis plusieurs mois pourtant, ils continuent de travailler. Alors, que le gouvernement règle la situation, au lieu de s’engager dans un bras de fer inutile. Ventre affamé n’a point d’oreilles dit-on. Pourquoi donc leur en veut-on ? Qui de ces politiciens pourra accepter faire ce sacerdoce et ne pas percevoir pendant tout ce temps ? Du moins subir cette injustice ? De ce fait, on comprend la mauvaise foi du gouvernement, celle de ne pas être soucieux de la souffrance des Béninois. Puisque, cet acte que vient de poser le gouvernement est contraire et arbitraire. Des raisons évidentes qui soutiennent le mouvement du Fuoss demain.

Par Mensah Aziagnon

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