Après trois ans de formation dans l’entreprenariat au Centre Songhaï : 38 jeunes bénéficient d’un lot de matériels de la part du ministère des sports

C’est la salle de conférence du ministère de la Jeunesse, des sports et loisirs qui a servi de cadre à la cérémonie de remise de matériels aux jeunes entrepreneurs formés au centre Songhaï de Porto-Novo. Une cérémonie fort simple qui a connue la présence des autorités ministérielles sans oublier les récipiendaires.

Développer de nouvelles alternatives pour faire face aux crises auxquelles le continent africain et particulièrement le Bénin se trouve confronté. Promouvoir un nouveau type d’hommes et de femmes africains (savoir, savoir-faire, système de valeurs) capables de créer de la richesse pour leurs communautés. Créer un pôle d’excellence/centre de référence régionale pour l’entreprenariat à travers : un système de production agricole intégré couvrant les secteurs primaire, secondaire et tertiaire, une dynamique de formation entrepreneuriale directement ancrée dans les pratiques de l’entreprise, une recherche appliquée répondant aux préoccupations des producteurs, un moteur entrepreneurial (avec tout un réseau de producteurs) qui enclenche un essor socio – économique rural. Convaincre les décideurs du potentiel de l’agriculture comme base de l’économie nationale et régionale source d’emplois, de richesse et de stabilité sociale. Etre une source d’inspiration et influencer les acteurs de développement au plan international. C’est en quelque sorte l’objectif que vise depuis plusieurs années, le Centre Songhaï de Porto Novo qui vient en aide aux jeunes déscolarisés. Et ceci avec l’appui du gouvernement à travers cette fois-ci le ministère de la Jeunesse, des sports et loisirs qui ne ménage aucun effort pour que ces jeunes soient formés dans les meilleures conditions en vue d’apporter un plus à la situation économique et aussi réduire le taux de chômage qui s’accroît du jour au lendemain au sein de la couche juvénile. Ils sont formés dans plusieurs secteurs d’activités. C’est ainsi qu’on a la pisciculture en bassins et en étangs : poisson chat, tilapia: reproduction par insémination artificielle (poisson chat), production porcine. Production d’aulacodes. Production d’œufs (poules pondeuses) à grande échelle pour le marché local Volailles (pintades, dindons, oies, canards, cailles, poules, escargots,….) : recherche et développement de techniques d’élevage très améliorées et de souches adaptées. Transformation agro – alimentaire (traitement des fruits, charcuterie, produits laitiers, – pâtisserie etc). Production de céramique, d’huile de soja, de cajou, décorticage de riz. Pendant trois ans, au total 38 jeunes, ont été formés en vue d’apporter leur compétence au service du développement du Bénin. Après cette formation, un lot de matériels a été remis aux jeunes entrepreneurs en vue de démarrer leurs différentes activités vendredi dernier.

Madame Orou Bagou, représentant le ministre a dans son message adressé aux heureux du jour, l’importance que revêt cette formation dans leur vie sociale avant de notifier que cela entre dans le programme du gouvernement. Celui d’œuvrer pour une meilleure condition de vie des populations et surtout des jeunes. Cela étant, le gouvernement s’engage depuis quelque temps, à apporter des solutions aux maux dont souffre la jeunesse, véritable pilier du développement d’une nation. Dans cette logique, il doit aider les jeunes à créer leur micro-emploi pour désengorger un peu le secteur public, puisque selon elle, le projet de développement des ressources naturelles à assise communautaire rend compte du succès d’un programme d’exploitation agricole dans lequel des jeunes à histoire perturbée doivent s’appliquer à l’agriculture et aux autres secteurs d’activités productrices. Ainsi, elle vient apporter une réponse à un triple objectif de l’actuel gouvernement. Il s’agit de réduire la migration, réduire la criminalité et améliorer les régimes alimentaires, et donc les niveaux de vie, des populations locales. Mais, un peu plus tôt, c’est la représentante des récipiendaires, Félicité Fadonougbo, qui a souligné l’importance de cette formation dans leur vie. Pour elle, il s’agit d’un effort salutaire de l’Etat à leur endroit en vue de lutter contre les vices et le chômage. Compte tenu de leur nombre et de leur impact potentiel, les jeunes ruraux doivent jouer un rôle de premier plan dans toute équation concernant les solutions immédiates et à long terme aux problèmes de la sécurité alimentaire, de la croissance des revenus et du développement durable. Signalons pour terminer que les matériels leur ont été remis sur les lieux en vue du démarrage dans les tout prochains jours de leurs différentes activités de production.

Par Mensah Aziagnon

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