Utilisation abusive des véhicules administratifs : Des fonctionnaires défient le gouvernement

Des fonctionnaires continuent d’abuser des moyens roulant de l’Etat. Malgré les multiples séances d’information et de sensibilisation sur les pertes qu’occasionne cette pratique pour les finances publiques, certains employés de l’Etat ne veulent pas se conformer à la loi qui règlemente l’utilisation des véhicules administratifs. Mêmes les tracs répétés des éléments du garage central ne les ont pas découragés. Le week-end écoulé, plusieurs indélicats ont été épinglés avec des véhicules publics sans ordre de mission en direction de l’intérieur du pays.

Encore plus de 20 véhicules administratifs interceptés samedi dernier. Les pêches ont été effectuées au niveau des entrées et sorties de la ville de Cotonou. Des fonctionnaires indélicats sans ordre de mission ont transformé ce week-end, ces moyens roulant en propriétés privées. Les éléments du garage central ont ainsi fait de nouveaux exploits.

En effet, le gouvernement a sorti des notes circulaires pour fixer les conditions dans lesquelles les véhicules administratifs peuvent être utilisés dans les week-ends et les jours fériés. Le ministère des finances et de l’économie a été on ne peut plus clair en rappelant aux fonctionnaires les charges que fait peser l’utilisation abusive de ces moyens roulant sur le trésor public. Le garage central a pris le relai en organisation des séances de sensibilisation à l’endroit des travailleurs de l’Etat ayant à leur disposition les biens qui relèvent du domaine public. Toutes ces mesures semblent ne rien données. La preuve est que presque tous les week-ends, des véhicules administratifs sans aucun ordre de mission circulent allègrement un peu partout dans le pays. On les retrouve souvent sur des lieux de cérémonies et de réjouissances. Ce qui suppose qu’ils se mettent au dessus des lois qui règlementent l’utilisation des biens publics. Pour se permettre le luxe de narguer l’autorité. Le hic est que quand ces véhicules tombent en panne ou s’abiment, c’est le contribuable béninois qui en fait les frais.

Par ailleurs, on observe une complaisance dans les sanctions infligées à ses agents indélicats qui profitent de leur position pour occasionner des charges supplémentaires au trésor public par l’utilisation abusive des moyens de l’Etat. Dans les zones les plus reculées, c’est le comble. Cette pratique échappe à tout contrôle et à toute vigilance. Le constat est que les rares descentes effectuées par le garage central se limitent seulement à Cotonou et dans les villes périphériques. Face à une telle situation, une politique d’amont en aval s’impose en vue de décourager une fois pour de bon les auteurs et de situer également les responsabilités en ce qui concerne les sanctions à leur infliger.

Par Franck Dannoumè

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